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2015

D’un rien prolongé

Vernissage le 10 décembre 2015 à 18h30

Exposition du 11 décembre 2015 au 23 janvier 2016

Projection le 12 décembre 2015 au cinéma Les Variétés à 18h (entrée : 6 euros) L’abeille de Déméter, 53’ (Raphaëlle Paupert-Borne), Quelqu’uns, 6’ (Martine Derain).

Rencontre publique le 8 janvier 2016 à art-cade* en présence des artistes et de Joëlle Zask, philosophe à 18h30.

Avec Martine Derain, Suzanne Hetzel et Raphaëlle Paupert-Borne

Pendant deux ans, la cité de l’Abeille à La Ciotat est devenue notre atelier. Non pas que nous y passions tous nos jours et nos nuits mais là, entre le grand ordinaire et l’universel de la création, se sont révélées à nous des formes qui ne pouvaient s’imaginer ni se dessiner ailleurs. Formes préalables même à notre présence. Formes inscrites dans l’air de la cité, dans le geste de ses habitants, dans la structure de ses bâtiments, l’écorce de ses arbres. Formes que nous avons prolongées d’un rien, un trait de crayon, un mouvement de caméra, le déclenchement d’un appareil photo…

En fin d’année capitale, nous avons montré à tous les créations réalisées au cours de ces deux années. Dans la cité même, une balade architecturale que j’ai construite autour des Habitations à Loyer Modéré du quartier, avec une attention particulière pour le premier immeuble construit dans la cité et démoli aujourd’hui, les interventions dansées de Ex Nihilo avec les enfants de l’école du quartier et un groupe de personnes âgées, des projections de films.

Dans la ville, au cinéma l’Éden-Théâtre, les huit films tournés avec les habitants par les cinéastes de Film flamme et à La Chapelle des Pénitents Bleus, une exposition des compositions photographiques de Suzanne Hetzel, des peintures de Raphaëlle Paupert-Borne, le livre-récit de Martine Derain. Une exposition que nous ne voyions pas alors comme une fin, mais comme une invitation à suivre les lignes tracées pendant ces deux années : lignes de la danse, du chant, de la marche et des récits – à les suivre et les poursuivre.

Nous sommes heureuses de montrer à nouveau ces créations, de les regarder ensemble, de vous montrer ce que nous avons fait là-bas depuis la fin du Quartier créatif : pour la première fois, les nouvelles images tournées à La Ciotat pour le film collectif Du monde j’ai fait la tour ainsi qu’un court métrage de Suzanne Hetzel achevé cette année. Rendez-vous le 10 décembre à art-cade*, et puis le 12 décembre au cinéma Les Variétés pour la projection de L’abeille de Déméter, Quelqu’uns et Salon de chasse, rendez-vous encore le 8 janvier pour une rencontre autour de l’art au travail avec Joëlle Zask et les acteurs de cette belle expérience.

Martine Derain

Une ouverture de Nîmes à Marseille

Claude Caillol, Patrick Saytour, Jean-Marc Saulnier

Regarde comme c’est joli. Et à la fin, un GRAND tiers d’eau. » Sic: Marcel Pagnol dans Marius

Pour l’exposition initiée à la demande de la galerie art-cade* en complicité avec les artistes Claude Caillol, Jean-Marc Saulnier, Patrick Saytour, le commissariat de la Point to Point-Galerie de Nîmes, rassemble une trentaine d’œuvres qui bavarderont avec les cimaises marseillaises de la Plaine.
Nous pourrons y rencontrer trois œuvres singulières dont la commune attitude s’affranchit de matériaux domestiques : tels les habits, les papiers peints, les sacs en plastique, au profit de la raison. Avec la vêture de Patrick Saytour, là, avec la tapisserie de Jean-Marc Saulnier, là, avec les pochons de Claude Caillol, ici, nous accosterons avec ces héros à un visible arithmétiquement du Beau.

• Du 6 au 28 novembre
• Vernissage le 5 novembre à 19h00
• After-work le 6 novembre à 18h30

378 DAYS RECORDING WATER

Lors de l’exposition – Reliance ou Achille et la tortue*, à l’espace Pouillon, Faculté Saint Charles, organisée par l’association Art-cade*, Javiera Tejerina-Risso, invitée lors des débats organisés sur le projet art et science, a littéralement soulevé une lame de fond dans les esprits de jeunes artistes exposants.

Ici, à la galerie, c’est cette manifestation de la conscience scientifique et artistique posant des questions urgentes et prégnantes qui trouve dans la mise en œuvre de ses pièces, une réponse : la beauté et l’inquiétude.

Les artistes ont toujours eu pour le mouvement et la mer une fascination : Comment représenter le mobile dans l’immobile, et la vague, et la mer, et l’eau…

Ce fut par sa représentation que les yeux se sont ouverts. Peintres, photographes, vidéastes… auront illuminé cette intuition du grand soulèvement des formes.

Javiera Tejerina-Risso repose et met en scène un nouvel espace de réflexions et sensations, un travail qui met en alerte tout le corps plongé dans la matière à la fois structurée et fluctuante.

Après une formation de réalisation audiovisuelle, Javiera Tejerina-Risso développe des pièces qui associent la plasticité de la matière et le passage du temps. Ses recherches l’amènent à s’approprier des matériaux produits par des laboratoires de recherche scientifique, puis à y co-produire des matériaux autour de la notion de flux. Elle achève sa première année de recherche en doctorat « recherche et pratique de la création artistique » à l’Université d’Aix-Marseille sur la création d’œuvres immersives et les données scientifiques globales : comment représenter le monde à travers le rythme des océans ? 378 days recording water s’inscrit dans cette double démarche.

une coproduction ZINC – Flux(o) en partenariat avec art-cade*, l’Irphe, Aix- Marseille Université.
Conception et développement Javiera Tejerina-Risso et Patrice LeGal en collaboration avec Sylvain Delbart.

• Vernissage le mardi 13 octobre à 18h30

• Exposition du 14 au 24 octobre

Les fantômes de la crique : Remix

Vernissage le 27 août 2015 à 18h30 ++ DJ set Rendez-vous

Exposition du 28 août au 19 septembre 2015

Nuit des galeries le samedi 29 août 2015 jusqu’à 22h

 

Le duo d’artistes Pascale Stauth et Claude Queyrel a choisi de remettre en jeu une partie de sa production récente en offrant la possibilité à deux artistes, Antoine Grulier et Pierre Pauselli, de réinvestir certaines de ses réalisations. L’exposition présentée à Art-cade sert de laboratoire à l’ensemble de ces protocoles d’appropriation.

Le projet «Les fantômes de la crique» se développe autour de la figure d’un couple, celui formé par les artistes Hans Hartung et Anna-Eva Bergman, et à partir de la maison qu’ilsconstruisirent lors du séjour sur l’île de Minorque de 1932 à 1934 en y intégrant une réflexion sur l’exil, le paradis, la maison, le voyage…

Depuis avril 2014, P. Stauth et C. Queyrel mettent à disposition de A. Grulier et P. Pauselli des documents photographiques de leur travail en cours en leur proposant de les exploiter comme matériau de production. Ce mouvement d’interprétation à partir de documents constitue l’un des principaux axes du projet «Les fantômes de la crique ».

En partant d’un matériau historique, les artistes envisagent ce travail, non comme un instrument de l’exploration du passé,mais plutôt comme un médium afin d’en mesurer l’actualité dans sa réactivation contemporaine. Celle-ci, procédant par interprétations, prend donc des distances avec ses modèles et ne recherche pas de stricte fidélité ou conformité.

PAGES ARTISTES

Pascale Stauth et Claude Queyrel

Pierre Pauseli

Antoine Gruilier

 

Identité de Genre 22+1

Du 14 mai au 27 juin 2015

Vernissage le 16 mai de 18h à 22h

Sous le commissariat de Camille Pontailler

Conférence « Transidentité et performance » mercredi 27 mai à 18h30 en présence d’Anne-Gaëlle Duvochel, Présidente du groupe sur la transidentité.

Artistes invitées :

Christine Crozat, Dominique De Beir, Marie-Ange Guilleminot, Maëlle Labussière, Frédérique Lucien, Anita Molinero, Anne-Marie Pécheur, Brigitte Zieger.

Pour ce 7ème Printemps de l’art contemporain, nous proposons une exposition dont le sujet est d’actualité et fait polémique: l’identité de genre. Camille Pontailler, commissaire de l’exposition, présentera sa collection de 23 artistes femmes pour aborder cette problématique. La galerie a aussi sélectionnée des oeuvres de 8 artistes présentes dans la collection de Camille.

Alors que les études sur le genre, en France, commencent à susciter un certain intérêt dans quasiment toutes les disciplines relevant des sciences humaines et sociales — et ce bien que leur institutionnalisation soit loin d’être acquise, l’histoire de l’art demeure particulièrement réfractaire tant aux questionnements qu’aux outils méthodologiques ou conceptuels issus des recherches féministes.

Les enseignements universitaires et les séminaires de recherche abordant les problématiques de genre, la théorie féministe ou même la place des femmes (comme créatrices, mécènes, spectatrices, etc.) en histoire de l’art, en esthétique ou en arts plastiques se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main en France.

En 2009, le Centre Pompidou rendait hommage aux artistes femmes en choisissant de conjuguer au féminin l’accrochage de ses collections. L’exposition ouvrait les débats quant au rôle et à la place de la femme dans l’art.

Il est aussi question de la condition de l’artiste face à son genre: peut-on définir un art qui soit l’expression du féminin ou du masculin ou bien l’art est-il unisexe?

À l’origine de l’exposition, Camille Pontailler n’a pas choisi son sujet par hasard. Il y a une quinzaine d’années, elle a mis son corps en conformité avec son identité profonde. Une démarche longue et difficile sur laquelle pèse encore le poids des tabous.

Dernièrement, ses amis, parmi lesquels de nombreux artistes, l’ont incitée à s’exprimer sur le genre et l’identité. Le sujet est en effet à la mode.

Des regards dont le point commun est d’être uniquement féminins. Pour le reste, chacune s’est exprimée avec son style. Il en résulte une collection variée et néanmoins homogène.

LA VILLE EST TOUJOURS LA VILLE DE QUELQU’UN

Exposition du 16 avril au 2 mai 2015

Vernissage 16 avril 2015 à partir de 18h30

Samedi 25 avril 2015 visite guidée par les étudiants de 15h à 19h

Jeudi 30 avril 2015 table ronde de 17h à 19h

Marcel Roncayolo

De la ville et du citadin, Marseille, Éditions Parenthèses, 2003.
Exposition et échanges autour de travaux d’étudiants de 4ème année partis à la découverte de la ville et de ses territoires imaginaires en association avec l’école nationale supérieure d’architecture de Marseille.

La spécificité du séminaire Vivre ensemble [département H21] est d’aborder le territoire à partir de l’individu. Les étudiants recueillent un récit de vie auprès d’une personne qu’ils ne connaissent pas. L’entretien, une fois analysé, va ouvrir des pistes de recherche et générer des opportunités de partir à la découverte de territoires et de lieux fantasmés, mettre au jour des phénomènes de mutation, contextualiser des parcours de vie. Pour certains, ce processus va entrer en résonance avec leurs propres histoires.
L’enseignement multidisciplinaire (littérature, sociologie/ anthropologie, architecture/ urbanisme, arts) allie apports théoriques, exercices de créativité (écriture, photographie, cartographie sensible) et interactions entre étudiants et enseignants visant à accompagner les formes de restitution. Celles-ci sont laissées ouvertes et s’éloignent de formats académiques en mêlant différents média (image animée, texte littéraire, photographie, extrait d’entretien, …)

À la lecture des travaux exposés, à la lumière de ce qu’ils révèlent d’une condition métropolitaine, la table ronde se saisira de plusieurs questionnements :
– en quoi l’entrecroisement des disciplines (littérature, arts, sociologie/anthropologie, architecture et urbanisme) favorise un enrichissement des lectures et représentations du territoire ?
– comment expérimenter la confrontation à l’altérité dans la formation d’architecte ?
– en quoi cette expérience permet d’entrevoir une intelligence collective où chacun est acteur ?

Elle réunira autour de participants au projet (étudiants, enseignants et personnes interviewées), Marie Baduel, urbaniste, responsable de l’aménagement et du développement à la mission interministérielle Projet métropolitain Aix Marseille/Provence ; Martine Derain, artiste, créatrice des « éditions commune »; Sophie Deruaz, architecte-urbaniste au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône ; Anne Roche, professeur émérite Aix-Marseille-Université, auteur ; Emmanuel Vigne, directeur du cinéma « Le Méliès » à Port-de-Bouc, journaliste, réalisateur.

Commissariat d’exposition
Arlette Hérat, urbaniste, chercheure associée LPED et enseignante ENSA-M, Dominique Lefrançois, sociologue-urbaniste, chercheure associée LAB’URBA, enseignante ENSA-M, André Mérian, artiste photographe Agathe Rosa, architecte plasticienne Scénographie Alain Deswarte, artiste, architecte d’intérieur.

Avec le concours de l’équipe pédagogique :
Jean-Charles Franceschi (architecte-urbaniste), Danielle Gille-Pamart (formatrice et animatrice en atelier d’écriture, auteure), Muriel Girard (sociologue), Viviane Hamon (études qualitatives), Carole Lenoble (architecte), Nadja Monnet (anthropologue),  Anna Rouadjia (doctorante en sociologie).

Et grâce à la participation de :
Laroussi, Raymond C., Jean-Marc, Félix, Elsa, Bruno, Malik, Julie, Matthew, Arlette, Emma, Martial, Luc, Thibaud, Michel, Ballo, Raymond M., Catherine, Margaux, Salim.

Cet événement s’inscrit dans un projet « Processus européens de métropolisation » réunissant les écoles d’architecture de Marseille, Rouen, Toulouse, Tallinn, Sofia et Budapest. Il bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication.

TETSUYA UMEDA Performance

Vendredi 10 avril à 19h

Plasticien et vidéaste, Tetsuya Umeda, né en 1980, réalise des installations avec des objets du quotidien tels que des ballons, des boîtes de conserve ou des sifflets pour chiens. Les outils sonores qu’il crée conservent leurs particularités et fonctionnent en reflétant les conditions environnantes de l’espace, la température, la forme du lieu, la circulation de l’air et le mouvement des personnes. Il en résulte l’effet d’une usine d’expérimentation sonore qui expose les spectateurs à l’ensemble du processus et aux découvertes surprenantes qui en découlent. Chacun de ses événements est unique en tenant compte des propriétés acoustiques de chaque espace. Il met alors en mouvement des processus créateurs de sons, directs, sans effets ou pré-enregistrements.

Sorcier des éléments fondamentaux (eau, feu) et magicien des énergies premières (gaz, électricité), Tetsuya Umeda joue du hasard et tire des sons inouïs d’expériences proches de celles du laboratoire du petit chimiste. On s’étonne d’ailleurs que ce jeune homme ait encore ses dix doigts pour nous guider dans un univers où chimie, physique et acoustique pure se conjuguent pour nous fasciner et nous amuser.

Tetsuya Umeda convoque la gravité, le vent, la force centrifuge, la pression atmosphérique ou la pression de l’eau et rend sonore ce qui a priori ne produit pas de son. Dans un monde saturé d’information et de technologie, où aucun outil n’est compréhensible, aucun mécanisme ne peut s’expliquer simplement, il interroge la structure et la construction des choses et propose ses réponses à LA question :
« Comment ça marche ? »

Les œuvres de Testuya Umeda sont à envisager comme des suspensions, des points d’équilibre et d’interaction physique entre l’installation et l’environnement et le comportement des visiteurs.

Traqueur d’anomalies, il affirme une attirance marquée pour les lieux abandonnés ou esthétiquement chargés mais sait également révéler les étrangetés au sein du traditionnel White Cube de la galerie contemporaine. Utilisant le plafond, les luminaires, les cavités des murs, etc. il révèle les éléments cachés d’un bâtiment et nous montre ainsi «Comment ça marche».

Une proposition de l’Embobineuse et du Grim dans le cadre du festival Sonic Protest

En première partie : Lucien Gaudion + DJ set

Entrée 3/6 euros

Variance IV Carte blanche à Daath Records

Résidence du 9 au 21 mars

Variance IV

Vernissage le vendredi 13 mars à 19h

Dispositif sonore de David Merlo et Fluorescent umwelt#3, installation lumineuse de Guillaume Stagnaro

Concerts à 20h

– Virgile Abela : fracture-fatale/facture-fractale
Pour bassdroner & surface tactile de traitement en temps réel
Instruments réalisés grâce au concours du Gmem.
– Jean-Luc Gergonne : Minuit 12
Pour saxophone ténor et traitement électronique en direct.
Maximilian Bach : saxophone
Jean Luc Gergonne : diffusion, traitement
– Clara de asis : Le mont analogue, Pièce acousmatique
– David Merlo : Balises, Pour trio acoustique et bande
Interprété par le Trio Subspecies – Acoustique, Guillaume Wickel : clarinettes, Thomas Dubousquet : saxophones, Marine Rodallec : violoncelle, David Merlo : diffusion.

Vendredi 20 mars : Rencontres et séance d’écoute autour de Daath Records à la Galerie HO à 19h suivie de concerts à 20h30 à art-cade* :

– Natacha Muslera : Impédance/Imprudence
– Lucien Gaudion : Obsidienne
– Nicolo Terrasi : Viaggo al centro dell’Isola. Pour deux percussionnistes et bande électroacoustique. Alexandre Régis et Nicolas Chatêl- Percussions. Nicola Terrasi- Composition et régie son.
– ErikM : Blank Memory & Live, Akousma Setup
– Musungu par Michel Doneda : saxophones soprano, sopranino, sakuhachi et David Merlo (diffusion)

Entrée : 4 euros

Un collectif de compositeur et d’instrumentistes proches du label Daath investira en résidence art-cade* Galerie des Grands bains douches de la Plaine afin de déployer le dispositif d’enceintes Variance IV puis de préparer les deux concerts, les 13 et 20 mars, au cours desquels seront présentées et diffusées des pièces de musique acousmatiques / électroacoustiques et mixtes (faisant interagir instruments acoustiques et musique électronique). Ces pièces, crées pour l’occasion ou adaptées au contexte, donneront à entendre des musiques autant écrites qu’improvisées.

L’intention du dispositif Variance IV, imaginé par David Merlo, est de considérer les singularités d’un lieu physique comme autant de points de départ à la création sonore. En constituant un réseau d’enceintes propre et adapté à chaque lieu investi, il prend en compte l’architecture dans les choix de type d’enceintes et de leurs positionnement dans l’espace. Il se réfère ainsi aux proportions, lignes et angles, potentiel de réverbération, matériaux de construction. Sa fonction est de questionner les différentes modalités d’occupation d’un territoire donné afin d’en exploiter les particularités spatiales et temporelles et ainsi faire entrer en résonance les corps et interfaces qui l’investissent. Car c’est sur l’expérience que fait le corps de l’espace, sur sa perception sensible que se focalise Variance IV.

Dispositif constitué d’une basse électrique prolongée d’un réseau d’enceintes, Variance IV fonctionne sur un principe simple : emplir puis désemplir. Emplir un lieu de vibrations sonores, depuis son premier point d’émission jusqu’à en combler le moindre espace, pour arriver au seuil de saturation ; puis le vider en tarissant la source d’émission du son.

En répétant inlassablement et toujours différemment cet enchainement, Variance IV s’applique à révéler la perception d’un relief sonore propre au lieu. Le ressac sonore incessant vient éroder les strates meubles de ce relief pour en faire apparaître les résonances persistantes.

La production de ces différentes qualités de résonance acoustique, constantes ou éphémères, questionne la perception d’une résonance intérieure : celle du lieu mais aussi celle du corps qui les reçoit, les prolonge et les transforme.

David Merlo : écriture du dispositif et composition.
Sylvain Delbart : programmation.

Avec le soutien technique du gmem-cncm-marseille.

Négropolitaines

Un regard sur les cultures noires transatlantiques et rhyzomatiques.

Sous le commissariat d’Armando Coxe

Du 5 au 28 février

Le mois de février est l’occasion de célébrer, comme aux États-Unis le « Black History Month ». L’origine de cette célébration remonte à 1926 lorsque Carter Godwin Woodson, historien et journaliste choisit la deuxième semaine de février pour fêter la « Negro History Week ».

Cet événement permet d’interroger la formation des identités noires, hybrides, performatives, mais aussi leurs cultures et humanités constitutives de la modernité à travers une exposition, des concerts et des films.

Armando Coxe propose une rétrospective sur Claude McKay (1889-1948), qui retrace l’extraordinaire parcours de l’enfant terrible de la Harlem Renaissance. McKay fut le premier à faire entrer Harlem et le Marseille des bas-fonds dans le roman. Son séjour à Marseille lui a inspiré deux romans: Banjo et Romances in Marseille. (éditeur André Dimanche)

La rétrospective est accompagnée des oeuvres de Jean-Baptiste Audat et de Charlamand, diplômé des Beaux-Arts de Marseille. Des créations contemporaines sur la culture africaine.

Vernissage jeudi 5 février à 18h30 suivi d’une soirée Afrobeat à 21h avec Dj’Ed Nodda et professeur Babakar.

Soirée Rumba Congolaise le vendredi 20 février « mutations et influences » : rencontre avec Marcel Niati à 18h30 suivie d’un concert de la Confrérie des Déménageurs de sons à 21h.

Entrée : prix libre, bar et restauration sur place.

Projection filmique au cinéma Les Variétés :

Samedi 7 février à 17h : Un sang d’encre, 1997 de Jacques Goldstein & Blaise N’djehoya en présence du réalisateur.

Samedi 14 février à 18h : Le Docker noir, Sembene Ousmane de Fatma Zohra Zamoum.

Samedi 21 février à 18h : Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child, 2009 de Tamra Davis.

art-cade*
Galerie des grands bains douches de la Plaine

35 bis rue de la Bibliothèque
13001 Marseille, France
Tél. : 04 91 47 87 92

Horaires d'ouverture
Du mardi au samedi de
15h00 à 19h00

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