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production & résidence

Pour certains projets l’association art-cade fait un travail d’accompagnement à la production, en mettant au service du projet les ressources humaines et matérielles de l’association. Ce soutien à la production se concrétise notamment par la recherche de financements et la mobilisation d’un réseau de partenaires sur le territoire qui peuvent concourir à la réalisation du projet.

Profitant de la dynamique de Marseille Provence Capitale de la Culture en 2013, et du dispositif des Ateliers de l’Euroméditerranée, plusieurs artistes ont bénéficié de l’accompagenement en production d’art-cade. 


Loop in the city
(Une boucle dans une ville)
Karine Maussière en résidence à Sarajevo
du 9 au 18 Mars 2014

Loop in the city est une résidence croisée entre Marseille et Sarajevo avec Karine Maussière, artiste à Marseille (www.karinemaussiere.com) et Armina Pilav, urbaniste et architecte (http://ima-°©gingborders.wordpress.com) à Sarjevo.

Loop in the city est une exploration de Marseille et de Sarajevo interrogeant les frontières des deux villes.

Les espaces en marge, les interstices urbains et les lieux indéterminés agissent comme miroirs d’une utopie. Ce sont des surfaces de projection, des terrains d’expérimentation ou simplement des vides urbains en attente d’interventions créatrices.

«Des sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables. Ces lieux, parcequ’ils sont absolument autres que tout les emplacements qu’ils reflètent et dont ils parlent, je les appellerai par opposition aux utopies, les hétérotopies» Michel Foucault 1967

Un projet produit par l'association Art-cade*, à retrouver du 21 au 26 avril dans le cadre d'Archist International à Art-Cade, galerie des grands bains douches de la plaine. Ce projet est réalisé avec le soutient de l'Institut Français et de la ville de Marseille.

Plus d'infos sur : http://kalucine.blogspot.fr/


UN ÉCORCHÉ d’Amina Menia
Résidence de février à juin 2013

Pour l’édition 2013 de L’AUTRE BORD Art-cade, galerie des grands bains douches de la plaine vous invite à découvrir le travail d’Amina MENIA issu de sa résidence à l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (AGAM) dans le cadre des Ateliers de l’Euroméditerranée mis en place par Marseille Provence 2013.

 Amina MENIA nous propose un regard croisé entre Marseille et Alger à travers l’œuvre de l’Architecte Fernand Pouillon.

Avec UN ECORCHE, l’artiste ne révèle pas seulement l’histoire commune d’un lieu ou d’une ville, elle conte les incessantes convergences de vies, faites d’échanges et de déplacements. Ces vies comme « écorchées à vif » lesquelles,  à travers l’histoire du XXème se sont nourries d’espoirs et de déceptions. 

En creusant ce réseau d’expériences communes et en analysant les multiples interactions entre l’histoire et la géographie, Amina Menia crée un lieu d’échanges, qui permet au spectateur d’accéder à un entre-deux, un espace à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire. Ne serait-ce pas un monde qui, par sédimentation, se pose pour mieux interroger ensemble notre avenir ?

www.aminamenia.com

www.agam.org

*Ce projet est réalisé avec le soutien de Marseille-Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture, Le Conseil Général des Bouches-du-Rhônes, l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise AGAM, L'institut Français. 


L’association art-cade est aussi partenaire du projet TREMPLINS et accompagne dans ce cadre des artistes du territoire pendant toute l’année dans la réalisation de leur projet.  

 

Tremplins est un projet porté depuis 1998 par le centre social St-Gabriel situé dans le 14ème arrondissement de Marseille.

Le territoire, les habitants et les artistes sont au coeur des préoccupations. L’enjeu principal est, d’après les diagnostics réalisés, d’établir un dispositif cohérent, articulé autour de 3 volets territoire- habitant- artiste. Les partenaires apportent leur expertise dans leur domaine, et contribuent à chercher, innover dans ce sens afin de trouver la réponse la plus juste aux objectifs suivants :

Accompagner des artistes en situation précaire dans la réalisation d’un projet, l’exposition et la diffusion d’œuvres ; Impliquer les habitants dans une démarche artistique, tant au niveau d’une pratique que de sorties culturelles ; Mettre en place des espaces et des temps d’échanges, de rencontres entre artistes et habitants ; Agir sur les représentations, les usages du quartier. 

http://culturestgabriel.wix.com/tremplins13#!en-savoir-plus 


L’Anti Livre ou le farfelu opuscule borgésien qui s’évada de la gueule du Pilon de Mustapha Benfodil
Résidence de janvier à mai 2012 // présentation en mai 2012

Un projet réalisé de janvier à mai 2012 avec comme partenaires l’Université de Provence et l’association Marseille Provence 2013. 

Né en 1968 à Relizane en Algérie, Mustapha Benfodil entame des études de mathématiques avant de se consacrer au journalisme et à la littérature. Après des débuts par la poésie (en 1993, il est primé́ pour son poème À la santé́ de la république, écrit en hommage Atahar Djaout), il passe trés vite à l’écriture de romans, de nouvelles et de textes de théâtre. Mustapha Benfodil propose sa vision des « métamorphoses du livre » à travers un projet d’écriture expérimentale inspiré́ par la nouvelle de Jorge Luis Borges La Bibliothèque de Babel, et invite étudiants, enseignants et amateurs de l’écrit à participer à cette aventure.

« Mon projet consistait à imaginer un cheminement de création à partir de cette fabuleuse matière première, avec, à la clé́, une œuvre totalement expérimentale et fondamentalement participative.

Ce projet s’articule autour de deux dimensions : l’une littéraire, l’autre plastique. La dimension littéraire avait pour objet de construire un ouvrage collectif entièrement inspiré́ de la matière du pilon, « L’Anti- Livre ». {...} La dimension plastique du projet consiste, quant à elle, à monter une structure de forme hexagonale faisant écho aux galeries de Borges dans son conte fantastique La Bibliothèque de Babel. » 


L’utopie d’August Sander de Mohamed Bourouissa
Résidence de novembre 2011 à août 2012


Un projet réalisé de novembre 2011 à août 2012 à art cade avec comme partenaires: La Galerie kamel mennour, L’Ecole des Beaux Arts d’Aix en Provence, L’Ecole des Beaux Arts de Gennevilliers - Galerie Edouart Manet, Le Pôle emploi (agence Marseille Joliette), l’association Contributions , l’association Marseille Provence 2013.

http://www.statueanonyme.eu/php/index.php?/exposition/

Avec L’Utopie d’August Sander, Mohamed Bourouissa propose de questionner le monde du travail, et de manière plus particulière le statut des demandeurs d’emploi aujourd’hui. Prenant comme référence le travail du photographe allemand, August Sander, M. Bourouissa met en place un protocole artistique qui consiste à réaliser des portraits selon une chaine d’actions singulière et inédite : scanner des demandeurs d’emplois et a partir des données de ces scans, réaliser des statuettes en résine.
En « prêtant » leur silhouette, l’idée est de proposer aux demandeurs d’emploi ou a tous participants de témoigner de leur statut, provoquer une réflexion sur le monde du travail et produire une œuvre commune qui interroge le statut du demandeur d’emploi..

Entre Mars et juillet 2012, plus de 600 demandeurs d’emploi ont accepté de se prêter au jeu, et ont participé au projet en se faisant scanner.
Petit a petit, Mohamed Bourouissa a su fédérer autour de lui une equipe de travail composée d’etudiants des Beaux Arts d’Aix en Pce, de Marseille, de demandeurs d’emploi, d’artistes.

Chacun a participé́ à̀ l’émergence du projet, et a rejoint l’équipe de cette petite entreprise qui a fonctionne pendant 6 mois à art cade.
Chaque vendredi, l’équipe du projet organisait un gouter ouvert à tous et gratuit, qui a permi a chacun de venir visiter la galerie transformé́ en atelier de production pendant ces quelques mois.
Le point d’orgue de la residence, le 1er mai 2012, fête du travail transformee en fête du chômage, a permi de réunir un large public venu pour visiter l’atelier de production, écouter Mohamed dans une lecture performance du Capital de Marx.
Le même jour, plusieurs statuettes ont été vendues sur la place Jean Jaurès juste à côté de la Galerie.
Plus de 500 statuettes ont été vendues aux Marché aux Puces des Arnavaux entre avril et juillet 2012, où Mohamed se rendait chaque dimanche. Chaque statue est vendue 2 euros avec un certificat d’authenticité.

Depuis, le projet L’utopie d’August Sander a été présenté au Festival Hors Pistes 2013, Centre Pompidou, Paris; dans l’exposition Ici, Ailleurs à la Friche la Belle de Mai à Marseille; à la Galerie Edouart Manet de Gennevillers.