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2017

Dans le cadre de la rentrée de l'art contemporain

GANNIER MODENNE

Exposition du 25 août au 23 septembre

Vernissage le 24 août à 18H30

Sur une invitation d'Anne-Marie Pécheur, Bertrand Gadenne et Richard Monnier font dialoguer leurs oeuvres dans l’espace de la galerie en s’attanchant à révéler le processus d’apparition des formes qu’elles soient végétales, minérales ou animales.

Bertrand Gadenne développe un travail dans lequel la vidéo invite le spectateur à retrouver soit dans un lieu d’exposition, soit au détour d’une rue, un émerveillement depuis longtemps oublié : celui de la matérialisation d’une image projetée. En concevant des dispositifs lumineux insolites et spécifiques à chacun des éléments naturels (végétal, minéral, animal, etc) dont il suscite l’apparition, il crée des situations empreintes d’un caractère magique et propices à une méditation sur les liens à la fois techniques et poétiques que son oeuvre tisse entre « la nature des choses » et le fragile miracle de leur visibilité. La simplicité apparente de ces images survenant telles de véritables apparitions, entre rêve éveillé et matérialisation de l’insolite, images synoptiques et luminescentes, constitue une proposition radicale et passionnante.

« Avant d’être sculpteur et peut-être même avant d’être artiste, Richard Monnier est d’abord un chercheur. C’est pourquoi, depuis 1980, la production matérielle n’a jamais été une finalité dans son travail. […] Je ne suis pas attaché à des matériaux mais à des processus d’apparition de la forme», déclarait-il, quand son travail présentait encore les apparences de la sculpture. Expansion, tressage, découpe, enroulement, superposition, dispersion... Dans le prolongement du Process Art, Monnier s’en tenait alors à des gestes simples et répétitifs, des gestes induits par des matériaux dont le choix était lui même induit par l’observation de caractéristiques physiques particulières. (…). 

 La recherche documentaire relève ici du réflexe professionnel, mais elle est tout aussi empirique. (…) Il revendique sans scrupule le caractère laborieux de sa démarche et s’étonnant peut-être lui même que des gestes, des matériaux et des références si disparates puissent être à l’origine d’une œuvre marquée par une indiscutable unité formelle et conceptuelle, et demeurant toujours ouverte et imprévisible. » […]

(Extrait de Portrait de l’astronome en joueur de boules. Richard Monnier et l’éclairage de l’empirisme, Frédéric Paul, Les Cahiers du MNAM, Centre Pompidou, Paris, n°83, 2003)

 


 


micro silence

Exposition du 7 au 29 juillet

Vernissage le 6 juillet à 18h30

 

micro-silence.org #microsilence

Se jouant d’un monde moderne où la profusion de bruit est produite par le développement technologique, micro silence propose d’imaginer un paysage d’où sont écartés la saturation et le remplissage ambiant.

A partir des spécificités acoustiques de la Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, des installations sont orchestrées entre elles, comme dans une composition musicale. La matière familière du monde enregistrée, traitée, amplifiée et épurée, s’incarne dans l’espace. De subtiles nuances et pulsations créent un microcosmos vibrant, composé de reliefs et de résonances.

La commissaire québécoise Esther Bourdages invitée en résidence par Diffusing Digital Art, accompagne les artistes.

Diffusing Digital Art souhaite que l’événement permette un dialogue entre tous les participants, visiteurs et créateurs.

Commissariat – Diffusing Digital Art

  

micro silence présente pour la première fois en France, les œuvres d’artistes québécois issus de Perte de Signal, Centre d’artistes en art numérique & innovation artistique :

» Conciliabule de Myriam Bessette et Robin Dupuis

» Hertz / Seconde de Claudette Lemay

» Lighthouses de Alice Jarry et Vincent Evrard

Les oeuvres des artistes français :

» Les Colonnes d’air de Dominique Blais
» Meknine Ezzine de Oussama Tabti
» Paysage sonore d’une exposition par Jean-Baptiste Imbert
» Rotor de Lucien Gaudion
» Silent Entertainment de Patrice Caillet, Adam David et Matthieu Saladin, sur une proposition d’Elena Biserna

Les performances

Le jeudi 6 juillet, à l’occasion du vernissage de micro silence, des performances sonores seront présentées :

» Hoaxophonie de Lucien Gaudion
» Performance musicale d’Esther Bourdages

La résidence

Du jeudi 22 juin au dimanche 9 juillet 2017, la commissaire d’exposition québécoise Esther Bourdages est invité en résidence 

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micro silence suscite un temps de réflexion et d’écriture ; un temps d’arrêt, pour réfléchir à une pratique et au sens aujourd’hui donné à la relation entre l’art contemporain et l’art sonore. La commissaire d’exposition québécoise, Esther Bourdages est alors accueillie en résidence à Marseille du 22 Juin au 9 juillet 2017. Invitée à créer du lien entre les œuvres, les artistes, et les publics, elle accompagne cet événement par le biais d’une production de textes, d’interventions (radio, rencontres…)


Fragments d'un voyage immobile

Exposition de Sépànd Danesh 

Sous le commissariat de Sally Bonn

Du 26 mai au 1er juillet 2017

Vernissage le 25 mai à 18h/Conférence performée "La nostalgie du futur" de Sally Bonn à 21h

Finissage le 29 juin en partenariat avec Les Marseillaises

Sépànd Danesh peint des tableaux qui figurent l’inclusion à l’infini, dans des coins peuplés d’objets énigmatiques.

Il dessine aussi ; chaque jour depuis une dizaine d'année, une centaine de petits glifs parfois abstraits, parfois figurés, rangés en colonne sur des feuilles A4 qu'il garde dans un coin de sa poche.

Il écrit également, ou plutôt « recopie » à même le livre le texte intégral de la Recherche du temps perdu de Marcel Proust.

Son travail s’applique à rassembler les éléments épars d’une histoire personnelle, de l’histoire de l’art et de la grande histoire. Le coin sert à ça, à tout mettre là, en attente d’une logique propre, celle de leur agencement. Quelque chose d’une réinvention est à l’œuvre.

L’artiste a quitté l’Iran à 11 ans, a vécu aux Etats-Unis puis en France.

Le déplacement géographique, le changement de pays, de langue a modifié, pour Sépànd Danesh, le rapport au temps. Passant d’une perception linéaire et chronologique du temps et des événements à une perception fragmentée.

La peinture, le dessin et l’écriture servent alors à dire le réel qui advient, dire le vu, le senti, l’éprouvé, le pensé en une tentative de fixer l’indéterminé. Car il s’agit bien d’une langue propre, imaginée, inventée pour répondre au vacillement de la langue maternelle et de la langue apprise. Une manière de déjouer le sens.

Son exposition personnelle à Art-Cade, Fragments d’un voyage immobile, rassemble une nouvelle série de tableaux. Il poursuit ses expérimentations picturales sur le coin comme espace de suspension du temps et du mouvement. Il place le spectateur dans un espace de retrait, qui invite à la réflexion tout en neutralisant à la fois notre propre mouvement et les éléments qui composent le tableau. Le coin est un écart dans la continuité du temps. C’est aussi un non-lieu dans lequel tout peut coexister, l’espace du rêve. Celui où le binarisme est mis entre parenthèse, où la violence du langage est suspendue.

Confrontés à des impasses, nous sommes sans cesse invités à regarder autrement et à nous déplacer, dans l’espace et dans le temps, pour échapper aux structures et aux circulations imposées. Dans ses tableaux, les éléments se conjuguent, les histoires et les temps se téléscopent : architectures minitatures (Stonhenge), fragments d’une Annonciation, cadres vides, structures décontextualisées, voitures militaires, tout cela sur fond de motifs colorés psychédéliques.

Sépànd Danesh fait un singulier usage de la peinture : à la fois informée, cultivée, pensée et ironique. C’est le propre de la peinture que de cumuler des couches, de superposer des regards. Certes il joue de ses caractéristiques, mais il travaille à les réinventer, œuvre à leur ré-agencement.

Fragments d’un voyage immobile est une promesse d’évasion. Un horizon pour Sépànd Danesh.

S.B.

 
Dans le cadre du Printemps de l’art contemporain à Marseille.

Catalogue, Sépànd Danesh, textes de Bernard Comment et Sally Bonn, Paris, co-édition BACKSLASH/Le bureau des activités littéraires, 80 pages, 2015. 


 

"Les cinq premières minutes"

Exposition du 14 avril au 13 mai 2017

Vernissage le 13 avril à 18h30

Dans le cadre du programme ARCHIST 2017, nous donnons carte blanche à Jean-Jacques Terrin qui a invité une quarantaine d’architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs et designers du monde entier. 

"Les cinq premières minutes d’un projet sont celles au cours desquelles les rêves, les utopies, les désirs, mais aussi les besoins et parfois les exigences, nébuleuse chaotique et souvent contradictoire, données apparemment incompatibles et pourtant nécessairement convergentes, trouvent soudain un ordre originel, flou et incertain. C’est le temps héroïque où l’on peut tout envisager alors que l’on ne sait pas grand-chose, où rien ne peut encore être définitivement décidé sur une démarche aux issues trop lointaines. C’est le moment où l’on tente de surmonter ses doutes légitimes, de cristalliser un dessein initial, de représenter ce qui n’existe pas encore, et de figer soudain certains éléments du projet pour laisser vivre les autres. C’est alors qu’il faut se donner la force de convaincre, éventuellement de séduire, mais aussi de se préparer à surmonter les multiples assauts d’une progressive matérialisation.

Mais les cinq premières minutes sont aussi le moment privilégié de la rencontre, celle des idées, des récits, des expériences, des savoirs, des savoir faire, et surtout celle de personnes qui se découvrent souvent pour la première fois, des rencontres déterminantes pour le déroulement, l’aboutissement et la vie ultérieure d’un projet."

Jean-Jacques Terrin, architecte


 

Jean-Louis Delbès Une autre histoire

exposition du 10 mars au 1er avril 2017

Vernissage le jeudi 9 mars à 18h30

Finissage le 1er avril

 

Jean-Louis Delbès fait partie de ces artistes dont il est impossible, si on ne connaît qu’une partie de leur travail, d’en imaginer la totalité.

Ses explorations autant thématiques que formelles sont multiples. Des oeuvres proches du Pop Art à la Figuration Narrative, d’un travail sur les traces laissées par le temps sur les docks aux « mats » qui évoquent une certaine lecture de l’Histoire de l’Art, de l’utilisation de l’écriture comme matière poétique à la reprise des enseignes publicitaires les plus célèbres… Il utilise la peinture comme médium principal et occasionnellement l’associe à d’autres techniques comme le dessin et le collage. Il a également réalisé des oeuvres en volume sous forme de maquettes. Riche de ces différentes explorations, sa création artistique se développe sur vingt-cinq années entre 1978 et 2004. 

 

Jean-Louis Delbès – Une autre histoire est un événement inédit.

À l’échelle de la Ville, dans quatre lieux : le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, Art-cade, galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, la Friche La Belle de Mai et la galerie du Tableau, en écho avec la production foisonnante de cet artiste, ce projet a su rassembler toutes les collectivités publiques ainsi que le soutien de l’école Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée et de l’artothèque Antonin Artaud.

Par ailleurs, cet évènement n’aurait pu se réaliser sans l’aide de nombreuses personnalités de la scène artistique. 

Conçue comme une balade à travers la ville, un voyage dans Marseille, la manifestation s’articule autour de plusieurs lieux, autant d’espaces invitant le visiteur à arpenter les rues de la ville, à se déplacer pour aller chercher ailleurs, un autre aspect du travail de l’artiste. Cette lecture fragmentée, concept même de cet évènement, permet de mettre l’accent sur les différentes explorations de l’artiste avec comme fil conducteur, un des élément central de son travail : la géographie.

À cette occasion, une monographie et un site internet présentant l’oeuvre de Jean-Louis Delbès paraissent. www.jeanlouisdelbes.com

 

 


 

FESTIVAL PARALLÈLE KOMM'N'ACT—7

Exposition du 13 au 29 janvier 2017

avec Grace Schwindt et John Deneuve

Vernissage le 12 janvier

Dans * Only a Free Individual Can Create a Free Society, Grace Schwindt revisite des discussions entendues enfant, dans son entourage familial : celles de militants de gauche radicale à Frankfort (Allemagne). Le texte se base sur un entretien téléphonique avec un ancien activiste du mouvement étudiant allemand des années 60-70 et apparaît sous différentes formes tout au long du film. Comment la liberté était-elle alors interprétée et l’est aujourd’hui ? Qui y a accès ? Quelles structures politiques et sociales doivent être mises en place pour créer une société libre ? Les danseurs livrent l’interview dans un décor théâtral, au rythme d’une chorégraphie structurée.

Projection vidéo Only a free individual can create a free society, 1h20.

Début des projections: 15h, 16h30, 18h.


Peintures du soir de John Deneuve 

Peintures pour adultes peu soucieux, produites au titre de la santé publique perpétuelle pour l'art.