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2015

ATELIERS VACANCES DE FÉVRIER

 

«L’enfant et la ville»  à partir de 6 ans. 

les lundi 8, mardi 9, jeudi 11, vendredi 12 février

de 9H à 17H par Karine Maussière

Durant 4 jours, nous partirons à la découverte des mots de la villes afin de réaliser un Abcédaire photographique. Photographie, dessin, collage, assemblage, écriture sont à la page, ponctués de petits parcours dans la ville pour mieux connaître son environnement et apprendre à regarder. Visite d’une expositions en lien avec la thématique. (Le petit plus, les artistes en herbe seront invités à présenter leur travaux dans la galerie courant 2016. Dates à confirmer.)

 150 euros / 4 jours. Prévoir Pique nique et goûter + 2 tickets de transports A/R


«Imaginer le jeu, imaginer le mouvement»

de 7 à 10 ans

mardi 16, mercredi 17 et jeudi 18 février de 14h à 17h

par Erin Marie Gigl

L’artiste propose des ateliers de chorégraphie et d’expression corporelle qui explorent les principes de jeu : règles, mouvement, observation, action, échange, concentration, partage, stratégie, secret, mystère,... comme inspiration et modèle pour expérimenter la chorégraphie , le mouvement, la théâtralité et la danse.

Les 3 après-midi consistent à faire des jeux avec l’espace et des expérimentations du théâtre. Les enfants élaborent un univers imaginaire dans l’espace et une recherche de l’échange non verbal.

Il s’agit de travailler le mouvement dans l’espace et même devant le caméra. Les enfants auront l’opportunité d’expérimenter le présence de la caméra et même de partager les décisions de composition et de chorégraphie. Pour le première séance, on demande aux enfants d’apporter un objet ‘important’ ou cher pour montrer et raconter.

 

50euros pour les 3 après-midi + 10 euros d’adhésion ART-CADE 2016

Info et réservation à communication.artcade@gmail.com



D'un rien prolongé
avec Martine Derain, Suzanne Hetzel et Raphaëlle Paupert-Borne

>>>Exposition du 11 décembre 2015 au 23 janvier 2016

>>>Vernissage le 10 décembre à 18h30

>>>Projection le 12 décembre au cinéma Les Variétés à 18h (entrée : 6euros)

L’abeille de Déméter, 53’ (Raphaëlle Paupert-Borne), Quelqu’uns, 6’(Martine Derain).

>>>Rencontre publique le 8 janvier à art-cade en présence des artistes et de Joëlle Zask, philosophe à 18h30.

Pendant deux ans, la cité de l’Abeille à La Ciotat est devenue notre atelier. Non pas que nous y passions tous nos jours et nos nuits mais là, entre le grand ordinaire et l’universel de la création, se sont révélées à nous des formes qui ne pouvaient s’imaginer ni se dessiner ailleurs. Formes préalables même à notre présence. Formes inscrites dans l’air de la cité, dans le geste de ses habitants, dans la structure de ses bâtiments, l’écorce de ses arbres. Formes que nous avons prolongées d’un rien, un trait de crayon, un mouvement de caméra, le déclenchement d’un appareil photo…
 
En fin d’année capitale, nous avons montré à tous les créations réalisées au cours de ces deux années. Dans la cité même, une balade architecturale que j’ai construite autour des Habitations à Loyer Modéré du quartier, avec une attention particulière pour le premier immeuble construit dans la cité et démoli aujourd’hui, les interventions dansées de Ex Nihilo avec les enfants de l’école du quartier et un groupe de personnes âgées, des projections de films. Dans la ville, au cinéma l’Éden-Théâtre, les huit films tournés avec les habitants par les cinéastes de Film flamme et à La Chapelle des Pénitents Bleus, une exposition des compositions photographiques de Suzanne Hetzel, des peintures de Raphaëlle Paupert-Borne, le livre-récit de Martine Derain. Une exposition que nous ne voyions pas alors comme une fin, mais comme une invitation à suivre les lignes tracées pendant ces deux années : lignes de la danse, du chant, de la marche et des récits – à les suivre et les poursuivre.
 
Nous sommes heureuses de montrer à nouveau ces créations, de les regarder ensemble, de vous montrer ce que nous avons fait là-bas depuis la fin du Quartier créatif : pour la première fois, les nouvelles images tournées à La Ciotat pour le film collectif Du monde j’ai fait la tour ainsi qu’un court métrage de Suzanne Hetzel achevé cette année. Rendez-vous le 10 décembre à Art-cade, et puis le 12 décembre au cinéma Les Variétés pour la projection de L’Abeille de DéméterQuelqu’uns et Salon de chasse, rendez-vous encore le 8 janvier pour une rencontre autour de l’art au travail avec Joëlle Zask et les acteurs de cette belle expérience.
 
Martine Derain.


Une ouverture de Nîmes à Marseille

Claude Caillol, Patrick Saytour, Jean Marc Saulnier

"Regarde comme c'est joli. Et à la fin, un GRAND tiers d'eau." Sic: Marcel Pagnol dans Marius

Pour l'exposition initiée à la demande de la galerie Art-cade. En complicité avec les artistes Claude Caillol, Jean Marc Saulnier, Patrick Saytour, le commissariat de la Point to Point-Galerie de Nîmes, rassemble une trentaine d'œuvres qui bavarderont avec les cimaises marseillaises de la Plaine.
Nous pourrons y rencontrer trois œuvres singulières dont la commune attitude s'affranchit de matériaux domestiques : tels les habits, les papiers peints, les sacs en plastique, au profit de la raison. Avec la vêture de Patrick Saytour, là, avec la tapisserie de Jean Marc Saulnier, là, avec les pochons de Claude Caillol, ici, nous accosterons avec ces héros à un visible arithmétiquement du Beau.

>>>DU 6 AU 28 NOVEMBRE

>>> VERNISSAGE LE 5 NOVEMBRE À 19H

>>> AFTER-WORK LE 6 NOVEMBRE À 18H30

 Claude Caillol

Jean Marc Saulnier

 Patrick Saytour


RIAM 2015

Dans le cadre des RIAM, Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani proposent un cycle de vidéos retraçant leur programmation à PARADISE / A Space for Screen Addiction, lieu installé chez LECLERE Mdv depuis mai 2014.

Du 28 au 31 octobre, la Galerie des Bains douches / Arcade accueillera ce cycle autour de l’addiction à l’écran, du post-Internet, du post-humain et de l’animisme.

OKAY CONFIANCE #3 (Fr)
Sur une proposition d’Emmanuelle Luciani et Charlotte Cosson
avec Elise Carron et Anne Lise Le Gac, Richard John Jones.

Okay Confiance est un festival, cela veut dire un évènement, une situation, un tee shirt, une performance, un drapeau durant laquelle des gestes sont exposée-partagés.
Ces gestes sont des attitudes et ces attitudes sont aussi des idées.
Mais d’abord nous avons décidé qu’avant d’avoir des idées on aurait la confiance.
Les gens qui intègrent le festival sont unis par la confiance que l’on porte en eux.
C’est un principe de programmation (avec et sans failles) parce que pour choisir, on se dit
« en ce que tu fais, j’ai confiance – tu veux venir avec nous ?
nous voulons pratiquer la rencontre.

On ne publie pas de programme.
On n’en dit pas davantage sur ce qu’il va se passer – à l’heure actuelle.
Ça va être BIEN – BIEN – BIEN.

Ce festival n’arrête aucune forme de partage, et veillera toujours à la confection d’un «manger-boire», à la mise en situation d’un «Livre qui en vaut vraiment la peine», et à la diffusion de sons qu’on appellera musiques.

 

Rencontre jeudi 29 à 18H30 en présence des commissaires, suivie d’une invitation à OKAY Confiance pour une soirée de performances autour de la DOPE.

Samedi 31 octobre à 19H: Performances Okay Confiance "On fait quoi ce soir?"

Avec les vidéos de: Tony Oursler, Ricardo Castro, Korakrit Arunanondchai et Manuel Fernandez.


 

378 DAYS RECORDING WATER

Lors de l’exposition - Reliance ou Achille et la tortue*,  à l’espace Pouillon, Faculté Saint Charles, organisée par l’association Art Cade, Javiera Tejerina-Risso, invitée lors des débats organisés sur le projet art et science, a littéralement soulevé une lame de fond dans les esprits de jeunes artistes exposants. 

Ici, à la galerie, c’est cette manifestation de la conscience scientifique et artistique posant des questions urgentes et prégnantes qui trouve dans la mise en œuvre de ses pièces,  une réponse : la beauté et l’inquiétude. 

Les artistes ont toujours eu pour le mouvement et la mer une fascination: comment représenter le mobile dans l’immobile, et la vague, et la mer, et l’eau... 

Ce fut par sa représentation que les yeux se sont ouverts. Peintres, photographes, vidéastes… auront illuminé cette intuition du grand soulèvement des formes.

Javiera Tejerina-Risso repose et met en scène un nouvel espace de réflexions et sensations, un travail qui met en alerte tout le corps plongé dans la matière à la fois structurée et fluctuante. 

 

Après une formation de réalisation audiovisuelle, Javiera Tejerina-Risso développe des pièces qui associent la plasticité de la matière et le passage du temps. Ses recherches l’amènent à s’approprier des matériaux produits par des laboratoires de recherche scientifique, puis à y co-produire des matériaux autour de la notion de flux. Elle achève sa première année de recherche en doctorat « recherche et pratique de la création artistique » à l’Université d’Aix-Marseille sur la création d’œuvres immersives et les données scientifiques globales : comment représenter le monde à travers le rythme des océans? 378 days recording water s’inscrit dans cette double démarche.
une coproduction ZINC – Flux(o) en partenairiat avec Art-cade, l’Irphe, Aix- Marseille Université.
Conception et développement Javiera Tejerina-Risso et Patrice LeGal en collaboration avec Sylvain Delbart

 
 
 
>>> VERNISSAGE LE MARDI 13 OCTOBRE À 18H30 
 
>>> EXPOSITION DU 14 AU 24 OCTOBRE
 
 
 

Les fantômes de la crique:Remix

Le duo d’artistes Stauth & Queyrel invite un autre duo en résidence à Art-cade: Pierre Pauselli et Antoine Grulier. Un duo cette fois homme/homme dont le travail repose sur une relation “symbiotique” c’est-à-dire que les influences, les qualités mais aussi les défauts de chacun sont indispensables à l’un comme à l’autre pour faire naître une troisième personne. 

Cette exposition est donc une réponse à une invitation d’un couple d’artistes travaillant sur la thématique d’un autre duo d’artistes (Hartung & Bergman) par sa réactivation à la suite d’un voyage à Minorque.

L’exposition présentera des sculptures, dessins, installations, le but étant de montrer une pratique pluridisciplinaire, exposer non pas une collaboration mais une troisième personne naissant de la fusion de deux cerveaux et de quatre mains.

Le travail des deux duos forment un dialogue autour de la réinterprétation contemporaine de l’idylle artistique d’Hartung & Bergman en y intégrant une réflexion sur l’exil, le paradis, la maison, le voyage…

 

 
>>> VERNISSAGE LE JEUDI 27 AOÛT À 18H30 ++ Dj set Rendez-vous
>>> Exposition du 28 août au 19 septembre.
 
>>> Nuit des galeries le samedi 29 août jusqu'à 22H
 

 

Exposition Identité de Genre 22+1

Pour ce 7ème Printemps de l’art contemporain, nous proposons une exposition dont le sujet est d’actualité et fait polémique: l’identité de genre. Camille Pontailler, commissaire de l'exposition, présentera sa collection de 23 artistes femmes pour aborder cette problématique. La galerie a aussi sélectionnée des oeuvres de 8 artistes présentes dans la collection de Camille.

Alors que les études sur le genre, en France, commencent à susciter un certain intérêt dans quasiment toutes les disciplines relevant des sciences humaines et sociales — et ce bien que leur institutionnalisation soit loin d’être acquise, l’histoire de l’art demeure particulièrement réfractaire tant aux questionnements qu’aux outils méthodologiques ou conceptuels issus des recherches féministes. 

Les enseignements universitaires et les séminaires de recherche abordant les problématiques de genre, la théorie féministe ou même la place des femmes (comme créatrices, mécènes, spectatrices, etc.) en histoire de l’art, en esthétique ou en arts plastiques se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main en France.

En 2009, le Centre Pompidou rendait hommage aux artistes femmes en choisissant de conjuguer au féminin l’accrochage de ses collections. L’exposition ouvrait les débats quant au rôle et à la place de la femme dans l’art.

Il est aussi question de la condition de l’artiste face à son genre: peut-on définir un art qui soit l’expression du féminin ou du masculin ou bien l’art est-il unisexe?

À l’origine de l’exposition, Camille Pontailler n’a pas choisi son sujet par hasard. Il y a une quinzaine d’années, elle a mis son corps en conformité avec son identité profonde. Une démarche longue et difficile sur laquelle pèse encore le poids des tabous.

Dernièrement, ses amis, parmi lesquels de nombreux artistes, l’ont incitée à s’exprimer sur le genre et l’identité. Le sujet est en effet à la mode. 

Des regards dont le point commun est d’être uniquement féminins. Pour le reste, chacune s’est exprimée avec son style. Il en résulte une collection variée et néanmoins homogène.



sous le commissariat de Camille Pontailler

Du 14 mai au 27 juin 2015

Vernissage le 16 mai de 18h à 22h (bar et restauration par La table appart'

Conférence: «Transidentité et performance» mercredi 27 mai à 18H30 en présence d’Anne-Gaëlle Duvochel, présidente du groupe sur la transidentité.

Artistes invitées: Christine Crozat, Dominique De Beir, Marie-Ange Guilleminot, Maëlle Labussière, Frédérique Lucien, Anita Molinero, Anne-Marie Pécheur, Brigitte Zieger.

 


Projet de Karine Maussière

La galerie participe aussi au fil conducteur fédérateur mis en place par Caroline Hancock sur le thème de la carte postale pour le Printemps de l'art contemporain. 

Karine Maussière y répondra avec son projet de balades urbaines: Décalage. Déplacement dans l'espace ou le temps. Manque de concordance entre deux choses. Venez vous plonger dans un récit du Marseille d'antan à partir d'anciennes cartes postales pour une balade de 2H suivant le tracé du canton 1 de Marseille.

Elle investira le nouveau lieu ouvert par Art-cade (au 29 rue de la bibliothèque), La vitrine, pour y restituer son projet. 

 

Exposition à La Vitrine

Du 14 mai au 30 mai 2015

 

Balades urbaines:

samedi 30 mai 2015 à 10H départ de la galerie (durée 2H)

sur inscription à communication.artcade@gmail.com


 


 

« LA VILLE EST TOUJOURS LA VILLE DE QUELQU’UN »

Marcel Roncayolo, De la ville et du citadin, Marseille, Éditions Parenthèses, 2003

Exposition et échanges autour de travaux d’étudiants de 4ème année partis à la découverte de la ville et de ses territoires imaginaires en association avec l’école nationale supérieure d’architecture de Marseille.

Exposition du 16 avril au 2 mai 2015

Vernissage 16 avril à partir de 18h30

samedi 25 avril visite guidée par les étudiants de 15h à 19h

jeudi 30 avril table ronde de 17h à 19h

La spécificité du séminaire Vivre ensemble [département H21] est d’aborder le territoire à partir de l’individu. Les étudiants recueillent un récit de vie auprès d’une personne qu’ils ne connaissent pas. L’entretien, une fois analysé, va ouvrir des pistes de recherche et générer des opportunités de partir à la découverte de territoires et de lieux fantasmés, mettre au jour des phénomènes de mutation, contextualiser des parcours de vie. Pour certains, ce processus va entrer en résonance avec leurs propres histoires.

L’enseignement multidisciplinaire (littérature, sociologie/ anthropologie, architecture/ urbanisme, arts) allie apports théoriques, exercices de créativité (écriture, photographie, cartographie sensible) et interactions entre étudiants et enseignants visant à accompagner les formes de restitution. Celles-ci sont laissées ouvertes et s’éloignent de formats académiques en mêlant différents média (image animée, texte littéraire, photographie, extrait d’entretien, …)

À la lecture des travaux exposés, à la lumière de ce qu’ils révèlent d’une condition métropolitaine, la table ronde se saisira de plusieurs questionnements :
- en quoi l’entrecroisement des disciplines (littérature, arts, sociologie/anthropologie, architecture et urbanisme) favorise un enrichissement des lectures et représentations du territoire ?
- comment expérimenter la confrontation à l’altérité dans la formation d’architecte ?
- en quoi cette expérience permet d’entrevoir une intelligence collective où chacun est acteur ?
 
Elle réunira autour de participants au projet (étudiants, enseignants et personnes interviewées), Marie Baduel, urbaniste, responsable de l’aménagement et du développement à la mission interministérielle Projet métropolitain Aix Marseille/Provence ; Martine Derain, artiste, créatrice des « éditions commune » ; Sophie Deruaz, architecte-urbaniste au Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Bouches-du-Rhône ; Anne Roche, professeur émérite Aix-Marseille-Université, auteur ; Emmanuel Vigne, directeur du cinéma « Le Méliès » à Port-de-Bouc, journaliste, réalisateur.
 
Commissariat d’exposition
Arlette Hérat, urbaniste, chercheure associée LPED, enseignante ENSA-M
Dominique Lefrançois, sociologue-urbaniste, chercheure associée
LAB’URBA, enseignante ENSA-M
André Mérian, artiste photographe
Agathe Rosa, architecte plasticienne
Scénographie
Alain Deswarte, artiste, architecte d’intérieur
 
Avec le concours de l’équipe pédagogique Jean-Charles Franceschi (architecte-urbaniste), Danielle Gille-Pamart (formatrice et animatrice en atelier d’écriture, auteure), Muriel Girard (sociologue), Viviane Hamon (études qualitatives), Carole Lenoble (architecte), Nadja Monnet (anthropologue), Anna Rouadjia (doctorante en sociologie) Et grâce à la participation de Laroussi, Raymond C., Jean-Marc, Félix, Elsa, Bruno, Malik, Julie, Matthew, Arlette, Emma, Martial, Luc, Thibaud, Michel, Ballo, Raymond M., Catherine, Margaux, Salim.

Cet événement s’inscrit dans un projet «Processus européens de métropolisation» réunissant les écoles d’architecture de Marseille,

Rouen, Toulouse, Tallinn, Sofia et Budapest. Il bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication.



 

TETSUYA UMEDA Performance

Vendredi 10 avril à 19H

Plasticien et vidéaste, Tetsuya Umeda, né en 1980, réalise des installations avec des objets du quotidien tels que des ballons, des boîtes de conserve ou des sifflets pour chiens. Les outils sonores qu’il crée conservent leurs particularités et fonctionnent en reflétant les conditions environnantes de l’espace, la température, la forme du lieu, la circulation de l’air et le mouvement des personnes. Il en résulte l’effet d’une usine d’expérimentation sonore qui expose les spectateurs à l’ensemble du processus et aux découvertes surprenantes qui en découlent. Chacun de ses événements est unique en tenant compte des propriétés acoustiques de chaque espace. Il met alors en mouvement des processus créateurs de sons, directs, sans effets ou pré-enregistrements.

Sorcier des éléments fondamentaux (eau, feu) et magicien des énergies premières (gaz, électricité), Tetsuya Umeda joue du hasard et tire des sons inouïs d’expériences proches de celles du laboratoire du petit chimiste. On s’étonne d’ailleurs que ce jeune homme ait encore ses dix doigts pour nous guider dans un univers où chimie, physique et acoustique pure se conjuguent pour nous fasciner et nous amuser. 

Tetsuya Umeda convoque la gravité, le vent, la force centrifuge, la pression atmosphérique ou la pression de l’eau et rend sonore ce qui a priori ne produit pas de son. Dans un monde saturé d’information et de technologie, où aucun outil n’est compréhensible, aucun mécanisme ne peut s’expliquer simplement, il interroge la structure et la construction des choses et propose ses réponses à LA question : «Comment ça marche ?»

Les œuvres de Testuya Umeda sont à envisager comme des suspensions, des points d’équilibre et d’interaction physique entre l’installation et l’environnement et le comportement des visiteurs.

Traqueur d’anomalies, il affirme une attirance marquée pour les lieux abandonnés ou esthétiquement chargés mais sait également révéler les étrangetés au sein du traditionnel White Cube de la galerie contemporaine. Utilisant le plafond, les luminaires, les cavités des murs, etc. il révèle les éléments cachés d’un bâtiment et nous montre ainsi «Comment ça marche». 

Une proposition de l'Embobineuse et du Grim dans le cadre du festival Sonic Protest

En première partie: Lucien Gaudion + DJ set

Entrée 3/6 euros


 

Variance IV Carte blanche à Daath Records en partenariat avec la Galerie HO

 Entrée: 4 euros 

Un collectif de compositeur et d’instrumentistes proches du label Daath investira en résidence art-cade* Galerie des Grands bains douches de la Plaine afin de déployer le dispositif d’enceintes Variance IV puis de préparer les deux concerts, les 13 et 20 mars, au cours desquels seront présentées et diffusées des pièces de musique acousmatiques/electroacoustiques et mixtes (faisant interagir instruments acoustiques et musique électronique). Ces pièces, crées pour l’occasion ou adaptées au contexte, donneront à entendre des musiques autant écrites qu’improvisées.

L’intention du dispositif Variance IV, imaginé par David Merlo, est de considérer les singularités d’un lieu physique comme autant de points de départ à la création sonore. En constituant un réseau d’enceintes propre et adapté à chaque lieu investi, il prend en compte l’architecture dans les choix de type d’enceintes et de leurs positionnement dans l’espace. Il se réfère ainsi aux proportions, lignes et angles, potentiel de réverbération, matériaux de construction.. Sa fonction est de questionner les différentes modalités d’occupation d’un territoire donné afin d’en exploiter les particularités spatiales et temporelles et ainsi faire entrer en résonance les corps et interfaces qui l’investissent. Car c’est sur l’expérience que fait le corps de l’espace, sur sa perception sensible que se focalise Variance IV. 

Dispositif constitué d'une basse électrique prolongée d'un réseau d'enceintes, Variance IV fonctionne sur un principe simple : emplir puis désemplir. Emplir un lieu de vibrations sonores, depuis son premier point d'émission jusqu'à en combler le moindre espace, pour arriver au seuil de saturation ; puis le vider en tarissant la source d'émission du son.

En répétant inlassablement et toujours différemment cet enchainement, Variance IV s'applique à révéler la perception d'un relief sonore propre au lieu. Le ressac sonore incessant vient éroder les strates meubles de ce relief pour en faire apparaître les résonances persistantes.

La production de ces différentes qualités de résonance acoustique, constantes ou éphémères, questionne la perception d'une résonance intérieure : celle du lieu mais aussi celle du corps qui les reçoit, les prolonge et les transforme.

David Merlo : écriture du dispositif et composition. 
Sylvain Delbart : programmation.
 
Avec le soutien technique du gmem-cncm-marseille

 

 


Négropolitaines du 5 au 28 février

Un regard sur les cultures noires transatlantiques et rhyzomatiques.

Sous le commissariat d'Armando Coxe

Bérénice Abbott, Claude McKay, 1926.

Le mois de février est l'occasion de célébrer, comme aux États-Unis le "Black History Month". L'origine de cette célébration remonte à 1926 lorsque Carter Godwin Woodson, historien et journaliste choisit la deuxième semaine de février pour fêter la "Negro History Week".

Cet événement permet d'interroger la formation des identités noires, hybrides, performatives, mais aussi leurs cultures et humanités constitutives de la modernité à travers une exposition, des concerts et des films.

Armando Coxe propose une rétrospective sur Claude McKay (1889-1948), qui retrace l'extraordinaire parcours de l'enfant terrible de la Harlem Renaissance. McKay fut le premier à faire entrer Harlem et le Marseille des bas-fonds dans le roman. Son séjour à Marseille lui a inspiré deux romans: Banjo et Romances in Marseille. (éditeur André Dimanche)

La rétrospective est accompagnée des oeuvres de Jean-Baptiste Audat et de Charlamand, diplômé des Beaux-Arts de Marseille. Des créations contemporaines sur la culture africaine.

Vernissage jeudi 5 février à 18H30 suivi d'une soirée Afrobeat à 21H avec Dj'Ed Nodda et professeur Babakar.

Soirée Rumba Congolaise le vendredi 20 février "mutations et influences" : rencontre avec Marcel Niati à 18H30 suivie d'un concert de la Confrérie des Déménageurs de sons à 21H.

Entrée: prix libre/ Bar et restauration sur place.

Projection filmique au cinéma Les Variétés:

Samedi 7 février à 17HUn sang d'encre, 1997 de Jacques Goldstein & Blaise N'djehoya en présence du réalisateur.

Samedi 14 février à 18H: Le Docker noir, Sembene Ousmane de Fatma Zohra Zamoum.

Samedi 21 février à 18H: Jean-Michel Basquiat: The Radiant Child, 2009 de Tamra Davis.