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Dans le cadre de la rentrée de l'art contemporain, nous présentons:

GANNIER MODENNE

Exposition du 25 août au 23 septembre

Vernissage le 24 août à 18H30

Bertrand Gadenne et Richard Monnier font dialoguer leurs oeuvres dans l’espace de la galerie en s’attanchant à révéler le processus d’apparition des formes qu’elles soient végétales, minérales ou animales.

Bertrand Gadenne développe un travail dans lequel la vidéo invite le spectateur à retrouver soit dans un lieu d’exposition, soit au détour d’une rue, un émerveillement depuis longtemps oublié : celui de la matérialisation d’une image projetée. En concevant des dispositifs lumineux insolites et spécifiques à chacun des éléments naturels (végétal, minéral, animal, etc) dont il suscite l’apparition, il crée des situations empreintes d’un caractère magique et propices à une méditation sur les liens à la fois techniques et poétiques que son oeuvre tisse entre « la nature des choses » et le fragile miracle de leur visibilité. La simplicité apparente de ces images survenant telles de véritables apparitions, entre rêve éveillé et matérialisation de l’insolite, images synoptiques et luminescentes, constitue une proposition radicale et passionnante.

« Avant d’être sculpteur et peut-être même avant d’être artiste, Richard Monnier est d’abord un chercheur. C’est pourquoi, depuis 1980, la production matérielle n’a jamais été une finalité dans son travail. […] Je ne suis pas attaché à des matériaux mais à des processus d’apparition de la forme», déclarait-il, quand son travail présentait encore les apparences de la sculpture. Expansion, tressage, découpe, enroulement, superposition, dispersion... Dans le prolongement du Process Art, Monnier s’en tenait alors à des gestes simples et répétitifs, des gestes induits par des matériaux dont le choix était lui même induit par l’observation de caractéristiques physiques particulières. (…). 

La recherche documentaire relève ici du réflexe professionnel, mais elle est tout aussi empirique. (…) Il revendique sans scrupule le caractère laborieux de sa démarche et s’étonnant peut-être lui même que des gestes, des matériaux et des références si disparates puissent être à l’origine d’une œuvre marquée par une indiscutable unité formelle et conceptuelle, et demeurant toujours ouverte et imprévisible. » […]

(Extrait de Portrait de l’astronome en joueur de boules. Richard Monnier et l’éclairage de l’empirisme, Frédéric Paul, Les Cahiers du MNAM, Centre Pompidou, Paris, n°83, 2003)



 

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